Pose de perfusion PAC : aiguille de Huber – Fiches de soins infirmiers

Contrairement à la pose de voie veineuse périphérique, tout le dispositif ici doit rester stérile : poches de perfusion et tubulures également.

Définition du PAC (Chambre implantable)

Dans la majorité des cas, cette petite boite posée sous la peau sur le haut du torse permet de perfuser facilement les personnes soumises à une chimiothérapie : le but est de conserver un bon capital veineux. Cette petite boite est en fait un cathéter mis en place au bloc sous anesthésie générale :il suffit ensuite de piquer au centre du boitier qui est juste sous la peau pour pouvoir perfuser. On peut bien entendu en profiter pour passer d’autres traitements hormis la chimio. Les précautions d’hygiène doivent être maximales car le cathéter ne peut être changé autrement que par une nouvelle intervention s’il est contaminé par un germe. Qui plus est, les personnes qui possèdent un PAC ont généralement très peu de défenses immunitaires et sont très sensibles à toute invasion microbienne. Chaque semaine le pansement doit être changé ainsi que l’aiguille et tout le dispositif de perfusion.

MATÉRIEL pour perfuser au PAC

Liste non-exhaustive : ici vous avez les éléments nécessaires pour comprendre le soin.
  • champ stérile pour le patient
  • aiguille de Huber de la taille notifiée dans le dossier du patient
  • tubulure
  • poche de perfusion (lors de la pose de l’accès veineux on met une base, c’est-à-dire souvent un G5%, et une fois que la perfusion est posée on administre les traitements en IV)
  • pansement transparent
  • gants stériles
  • gants non stériles
  • Betadines scrub et dermique, eau stérile
  • compresses stériles
  • sac poubelle
  • container
  • pied à perfusion
 

DÉROULEMENT DE LA POSE DE PERFUSION SUR PAC

Tout votre matériel est déballé et prêt à être installé : tout reste en stérile. Avec des gants à usage unique ôtez le pansement en place, dépiquez et éliminez tous les déchets de manière à ne pas contaminer le matériel neuf. Passez un coup de SHA et mettez les gants stériles. Procédez au protocole Bétadiné en 5 temps, et piquez : maintenez le boitier entre trois doigts pour sentir sa taille et déterminer son centre. Piquez l’aiguille à la verticale et enfoncez la entièrement dans le PAC. Raccordez immédiatement l’aiguille à la tubulure purgée préalablement au soin et ouvrez la perfusion pour constater le débit et l’absence d’oedème au point de ponction. Si le liquide passe bien, posez l’opsite, en ayant pris soin de mettre une compresse stérile entre les ailettes de l’aiguille et la peau. Vous verrez en service la pratique du reflux sanguin, qui consiste à aspirer un peu de sang avec une seringue avant de lancer la perfusion : cela permet de garantir la bonne position de l’aiguille de Huber. Cependant , cette pratique est de plus en plus déconseillée. Positionnez bien votre poche à perfusion, réglez le débit prescrit et éliminez les déchets. La traçabilité du soin infirmier mentionnera le changement de l’aiguille, tout problème rencontré, l’état cutané… Une petite vidéo pour mieux cerner le geste, mais attention : ici les règles d’hygiène ne sont pas appliquées, il s’agit simplement de comprendre comment piquer.